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Mosaïques d'Histoire (S)

Le symbolisme des monuments aux morts

Le symbolisme des monuments aux morts

Il y a quelques jours, la France commémorait le 103ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, avec pour point d'orgue : un dépôt de gerbe au pied des monuments aux morts. Ils furent 36 000, à quelques exceptions près, à être érigés de 1920 à 1925 dans les communes françaises. Leur naissance, impulsée par la loi du 25 octobre 1919 structura les commémorations que plusieurs textes législatifs encadrent : notamment la loi du 8 novembre 1920 qui pose le principe d’un hommage rendu aux restes d’un soldat non identifié, "mort au champ d’honneur". Ce Soldat inconnu sera inhumé le 28 janvier 1921 sous la voûte de l’Arc de Triomphe à Paris et le 11 novembre 1923, le ministre de la guerre et des pensions, André Maginot, allumera pour la première fois une flamme du souvenir. La loi du 24 octobre 1922 instaura quant à elle le 11 novembre comme fête nationale.

Témoignages de l'atrocité

Chaque monument est unique ; il est fonction des moyens financiers des communes, de la créativité des artisans locaux, et du choix des édiles. Un point commun cependant à tous : l'attachement à la symbolique pour témoigner de l’atrocité de cette grande guerre. Les symboles évoquent le monde végétal tel que la branche de chêne, représentant la résistance, ou le laurier, signe de victoire ou encore les palmes : elles sont martyre et mort. D’autres édifices arborent le rameau d’olivier, symbole de paix et de gloire, élément souvent associé à une colombe. La gerbe de blé représente quant à elle la jeunesse fauchée. La patrie peut y être incarnée par le coq. Des objets (croix de guerre, urne funéraire, casque, drapeau, canons, obus et fusil) viennent rejoindre ce cortège d'éléments. Certaines communes ont choisi d'y intégrer un personnage ou plusieurs : le Poilu, bien sûr, comme ici à Labastide-Clermont, mais aussi les civils : les familles éplorées et les enfants, générations qui ne devaient plus connaître la guerre.... Enfin, des épitaphes civiques, patriotiques ou pacifistes y sont inscrites, complétées par la liste des soldats. Les morts de la Seconde Guerre mondiale et des guerres coloniales sont venus hélas les rejoindre.

 

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